Régulièrement, nous publions ici un billet, une humeur, du président, ou d’un des membres du bureau.

Edito, annuaire de l’AJE 2022, paru le 20 juillet 2022

L’éditorial impénitent

Erri De Luca devrait adhérer à l’AJE ! Voilà plus de trois décennies que l’écrivain-alpiniste croque la vie et la nature, conte l’histoire moderne, combat la bétonisation, soutient son prochain. Et dans sa grande bonté, le Napolitain m’a tenu la plume pour cet éditorial.

« Une fois, un jour »[1], un président en mal de réélection annonça que sa prochaine politique « serait écologique ou ne serait pas. » Il avait fait le plein des voix à droite. Il lui fallait aller voir « En haut à gauche »[2] pour l’emporter. Présentant ses « Essais de réponses »[3] aux électeurs, il envoya une femme, de gauche, à Matignon. La nouvelle fit grand bruit dans l’écologie : pupille de la Nation, elle était réputée bosseuse et bonne connaisseuse des questions vertes.

Rescapée de l’époque Royal, la préfète Elisabeth Borne allait radicaliser les politiques de protection du climat et de la biodiversité. Ainsi nous le serinaient ses conseillers. Et puis, telle une rame de métro tressautant sur un aiguillage, l’ancienne patronne de la RATP a ânonné son discours de politique générale. Le résumer n’est pas aisé : « Pas ici, pas maintenant »[4], « Le Plus et le Moins »[5], « Impossible »[6] ? A moins que ce ne soit « La Parole contraire »[7] ?

La politique écologique du gouvernement Borne n’est donc pas. Malgré l’urgence à sauver « La nature exposée »[8], l’œuvre transformative n’est pas engagée. Autant de grains à moudre pour les journalistes. Ne reste plus qu’à espérer que ce gouvernement ne nous délivre pas un « Aller simple »[9] vers un monde réchauffé où les commentateurs n’auront plus droit de cité. Car, cela ne vous a pas échappé : les « Diables Gardiens »[10] ont fait leur entrée à… l’Assemblée.

[1] Erri De Luca, Verdier, 1992.

[2] Id., Rivages Nouvelles Gallimard, Collection Folio, 2012.

[3] Id.,Gallimard, 2005.

[4] Id.,Gallimard, 2008

[5] Id.,Gallimard, 2015.

[6] Id.,Gallimard, 2020.

[7] Id.,Gallimard, 2015.

[8] Id.,Gallimard, 2017.

[9] Id.,Gallimard, 2012.

[10] Id.,Gallimard, 2022.

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Tribune, du 6 janvier 2022

Amis journalistes, ressaisissons-nous

Que nous arrive-t-il ? Alors que des élections présidentielle et législatives se profilent, alors que les scientifiques ne cessent de nous alerter sur l’urgence climatique, sur l’effondrement du vivant, le travail médiatique n’est pas à la hauteur des enjeux.

À chaque média d’aborder les questions environnementales selon sa sensibilité, ses priorités, sa subjectivité ; à chacun de choisir la place qu’elles méritent. Mais nous ne pouvons pas accepter qu’elles soient totalement ignorées au prétexte que tout a été dit, qu’il s’agit de sujets trop techniques ou que « l’environnement doit dépasser les clivages politiques ».

Le prochain exécutif devra entre autres prendre des mesures structurantes pour que la France atteigne les nouveaux objectifs climat définis avec ses partenaires européens (d’ici à 2030, c’est-à-dire demain). Les scénarios de transition présentés à l’automne par l’Ademe, Négawatt ou RTE montrent qu’il existe de nombreux chemins possibles pour aller vers la neutralité carbone. Les candidats aux prochaines élections ont toutes les cartes en main pour tracer le leur. Et nous, médias, avons la responsabilité de conduire ce débat politique qui peut être passionnant.

De la même manière que les rédactions ont été capables de se former aux enjeux sanitaires, elles peuvent — ou plus exactement elles doivent — se former aux autres enjeux de notre temps. N’oublions pas que tout est lié : le climat, la biodiversité, l’alimentation, la santé, la précarité… La question environnementale ne peut se résumer à l’avis de l’un sur la technologie éolienne, à l’avis de l’autre sur la chasse à courre ou à la division de telle ou telle famille politique.

Journalistes spécialisés en environnement, de sensibilités différentes, nous n’avons aucune légitimité pour distribuer les bons et les mauvais points aux candidats. En revanche, nous sommes tout à fait à notre place pour secouer nos rédactions en chef et les journalistes politiques qui alimentent le débat public. Consœurs, confrères, ressaisissons nous. Soyons à la hauteur.

Vous pouvez signer la Tribune en cliquant ici

Association des journalistes de l’environnement (AJE)

Association des journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE)

Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI)

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Les vœux du président, du 4 janvier 2022

Une année bourrée de sens

La trêve des confiseurs n’a pas duré. La galette des rois a peine entamée, voilà que l’actu nous retombe dessus. Lourde comme un âne mort.

Comme à son habitude, elle titre sur le taux galopant du Covid-19 ou les polémiques sans fin de l’énergie chère, de la géopolitique mouvante, des records boursiers. Dans les hémicycles, les parlementaires s’écharpent pour remplacer le pass sanitaire par le pass vaccinal. Par tribunes et colloques interposés, universitaires pro- et anti-woke s’affrontent.

Volontiers disruptif, en parole, le président de la République place désormais la politique sanitaire au niveau de la cuvette de chiottes. Est-il possible que la campagne présidentielle ait débuté ? Quelqu’un sait-il que la France préside l’Union européenne ? Et si oui, quel est son programme ? A-t-on perçu la révolution technologique de la DAC qui pointe outre-Atlantique ?

Des nèfles !

Nous pouvons, comme je le fais, nous plaindre du contenu de nos médias : regretter la pauvreté du discours ambiant, redouter la fusion de l’information et du spectacle. C’est insuffisant. Les millions de spectateurs du film Dont look up l’ont déjà fait.

Comme professionnels de l’information, nous avons une responsabilité particulière : celle d’éclairer nos lecteurs, nos auditeurs, nos spectateurs, nos followers. En un mot comme en cent, nos lecteurs doivent achever un article, un sujet ou un tweet mieux informés qu’en y entrant. « La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat », écrivait Hannah Arendt.

Or, depuis la fin de la COP 26, le climat ne fait plus la Une. Il est pourtant au cœur de l’action politique de l’Union européenne, que la France préside depuis quelques jours. Avec le report sans fin de la COP 15 sur la biodiversité, ce thème a déserté les colonnes et les antennes. Dans un autre domaine, si la Cour européenne de justice autorise prochainement la Commission à sanctionner financièrement la Hongrie et la Pologne pour leurs lois liberticides, l’UE pourrait connaître une crise politique digne de celle du Brexit. Qui s’en soucie ?

S’agissant de notre métier, nous vivons une situation paradoxale et inquiétante. Dans cette société ouverte, si riche en moyens de communication, les citoyens sont en quête de sens. Car, si la donnée est partout, l’information n’est nulle part (ou presque). La « BFMisation » se répand. Pourtant, elle n’est pas une fatalité.

Si les journalistes n’ont pas toutes les cartes en main, ils ne sont pas totalement démunis. Lisons les Britanniques : les rédactions de The Economist, du Financial Times (FT) ou du Gardian ont compris que le climat et la biodiversité sont les Big Stories du siècle. Ces trois titres ont incité leurs rubricards de les traiter. Pas un jour ou presque sans que ces médias n’évoquent ces sujets qui forgent la société de demain. Pas une année sans que ces journaux ne gagnent des lecteurs : + 9% pour l’Economist entre 2020 et 2021, +5% pour le FT. The Guardian a été le premier des trois à franchir, l’an dernier, la barre du million d’abonnés.

Bien sûr, la qualité du contenu n’est pas tout. Mais elle est la condition sine qua non de la reconquête d’un public en quête de lumières.

Avec l’Association des journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) et l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI), l’AJE appelle journalistes et patrons des rédactions à réagir. L’idée est simple : parlons des enjeux de notre temps et cessons de truffer nos colonnes et nos antennes de sujets polémiques ou marginaux. N’oublions jamais, non plus, que tout est lié : climat, biodiversité, alimentation, santé, précarité. C’est en adaptant ainsi nos politiques éditoriales que nos lecteurs et nos auditeurs cesseront de nous considérer comme des porteurs de mauvaises nouvelles, voire des propagandistes inféodés au pouvoir. Et que les politiques (sait-on jamais ?) proposeront enfin de vrais projets de société.

Mais je gratte, je gratte et j’en oublie de vous souhaiter une Bonne Année.

Valéry Laramée de Tannenberg

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Début Août 2021Séance de réchauffage

Un hiver trop doux. Un printemps précoce gâché par un sévère épisode de gelée noire. Des températures estivales qui alimentent des incendies en Europe du sud, en Sibérie et dans le nord-ouest américain. Les pires inondations depuis des siècles emportent plus de 230 victimes en Allemagne et en Belgique. Des pluies qui n’en finissent pas d’oxyder l’été hexagonal et britannique.

Voici, très résumé notre premier semestre. Une demi année chaotique marquée par une succession d’événements climatiques extrêmes. Et c’est là l’une des principales menaces que fait peser le changement climatique à nos latitudes. Bien plus au nord, des températures quasi méditerranéennes laminent inlandsis et permafrost ; accélérant la montée du niveau de la mer et accroissant les émissions naturelles de méthane, puissant gaz à effet de serre. Plus au sud, élévation des températures et changement du cycle de l’eau ruinent l’agriculture sahélienne, donnant de nouveaux bras à des mouvements terroristes qui n’en avaient pas besoin.

Tout cela pour rappeler que nos sociétés, occidentales, africaines, asiatiques et américaines, ne sont pas gréées pour affronter les conséquences du réchauffement. N’en déplaisent à ceux qui nous gouvernent, la résilience n’est pas l’affaire d’une loi. Adapter notre agriculture, nos infrastructures, nos villes, nos demandes d’énergie et de mobilité, notre consommation ne se décrète pas. Réussir cette transition implique l’adhésion totale des citoyens, des entreprises et des territoires à ce qui s’apparente bien à un nouveau modèle de société.

Les candidats à l’Elysée ne l’ont pas encore compris. Souhaitons que le premier tome du 6e rapport du Giec, publié ce 9 août, les convainque de changer l’ossature de leur programme politique. Il y aura du tangage sinon. Les événements listés en ce début d’éditorial ne sont que les signes avant-coureurs du monde de demain. Le vrai !

Valéry Laramée de Tannenberg

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Fin Avril 2021, Climat : le sommet de Joe Biden ne remet pas le monde en ordre de marche

Six mois avant l’ouverture du sommet onusien sur le climat (la COP 26) de Glasgow, le président des Etats-Unis a convié une quarantaine de chefs d’Etats et de gouvernements à formuler de nouvelles promesses de décarbonation. Succès politique et médiatique, le Leaders Summit on Climate ne changera pourtant pas grand chose au rythme de réchauffement de la planète.

Incontestablement, Joe Biden a marqué un point. Jeudi 22 avril, lors de la première journée de son sommet des leaders sur le climat, le président des Etats-Unis s’est replacé en position de chef de l’orchestre mondial. A son invitation, des chefs d’Etats et de gouvernement ont égrainé les nouveaux engagements climatiques de leurs pays. Le nouveau locataire de la Maison blanche avait triomphalement ouvert le bal.

La contribution volontaire américaine (NDC) que Washington enverra à l’ONU promettra de réduire de 50 à 52 % les émissions de gaz à effet de serre (Ges) entre 2005 et 2030. En 2014 par Barack Obama s’est engagé à les diminuer de 26 % à 28 % sur la même période. Joe Biden accroit donc l’effort de 30 %. Ceci s’inscrit dans le programme présidentiel qui vise à totalement décarboner la production d’électricité d’ici à 2035, transformer les sols agricoles, les forêts, le littoral en puits de carbone, à dynamiser la production d’hydrogène bleu. Et surtout de créer des millions d’emplois bien payés. « Quand je pense climat, je pense emploi », a martelé l’ancien sénateur du Delaware. Par exemple, en développant les réseaux électriques intelligents ou en bouchant les puits de pétrole et de gaz abandonnés par les compagnies pétrolières.

La semaine passée, le président américain avait dépêché en Chine son envoyé spécial sur le climat, John Kerry. L’ancien secrétaire d’Etat avait réussi à arracher une participation au sommet des leaders du président de la république populaire. Dans son message, délivré depuis un bureau aussi grand qu’un hall de gare, Xi Jinping a juste annoncé que la Chine plafonnerait entre 2026 et 2030 sa consommation de charbon. « Durant le 14e plan quinquennal (2021-2026, ndlr), nous contrôlerons strictement les nouveaux projets de centrales à charbon », a également promis le maître de Pékin.

Contrairement à son voisin, le premier ministre indien n’a rien avancé de concret. Narendra Modi a juste annoncé la création d’un partenariat sur les énergies propres avec les Etats-Unis. Modeste.

Le gouvernement japonais est allé de l’avant. Dans sa courte allocution, le premier ministre nippon a promis de réduire de 46 à 50 % les émissions de Ges entre 2013 et 2030. Jusqu’à présent, l’objectif, pour cette même période, n’était que de -26 %.

Les voisins de Joe Biden ne sont pas restés l’arme au pied. Le Canada prévoit désormais de réduire de 40 à 45 % ses émissions entre 2005 et 2030, contre -30 % précédemment. Le Mexique propose, quant à lui, d’interdire ses exportations d’hydrcarbures (mais pas d’en produire). Surtout, Mexico propose de planter près de 5 milliards d’arbres en Amérique latine. Ce vaste projet de stockage de carbone pourrait valoir à ses chevilles ouvrières (les forestiers) une green card américaine en récompense a proposé le président Andres Manuel Lopez Obrador.

Comme beaucoup de responsables de pays en développement, le président de l’Indonésie a conditionné son ambition climatique à l’aide financière internationale. Contre de gros chèques, Joko Widodo vise donc la neutralité carbone à l’horizon de 2050. Le président indonésien a aussi annoncé la restauration de 620 000 hectares de mangroves. Un nouveau puits de carbone, potentiellement générateur de crédits carbone.

Très attendue, la Corée du Sud n’a pas déçu. Séoul cessera désormais de subventionner la vente à l’étranger de centrales électriques au charbon. L’importance de cette annonce n’est pas anodine. Dans le monde, la Corée est le troisième plus gros financeur à l’export de centrales au charbon. Durant la dernière décennie, les banques coréennes de développement ont consacré l’équivalent de 7 milliards d’euros au financement de projets charbonniers à l’étranger. Moon Jae-in a aussi promis de nouveaux engagements coréens, lors de la COP 26, en novembre prochain.

Le président sud-africain a confirmé son intention de plafonner les émissions nationales en 2025. Cyril Ramaphosa a également rappelé que la première économie d’Afrique avait besoin de 6 à 7 milliards d’investissements par an pour se décarboner.  

L’Union européenne a apporté sa petite pierre à l’édifice. Saluant l’accord intervenu quelques heures plus tôt entre le Conseil et le parlement européens sur le projet de « loi climat », la présidente de la Commission a annoncé la création d’un marché du carbone pour le transport routier et le bâtiment afin de mettre un œuvre l’objectif de -55 % européen pour 2030. Ursula von der Leyen a donc décidé de doter l’Europe d’un nouvel outil qui complètera son système d’échanges des quotas d’émission (qui ne concerne que l’industrie lourde) et son futur mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (une taxe carbone aux importations).

Quelques heures plus tôt, le premier ministre avait ridiculisé les annonces communautaires. En acceptant finalement les recommandations du Climate Change Committee, le premier ministre Boris Johnson impose au Royaume-Uni de réduire de 78 % les émissions carbonées entre 1990 et 2035.

A la question de savoir si ces nouveaux engagements nous replacent dans la course à la stabilisation du réchauffement, la réponse a été vite trouvée. Dans une vidéo, la militante suédoise Greta Thunberg a résumé le problème à sa façon. « Quand vous comparez ce que demande la science à leurs insuffisants et hypothétiques objectifs climatiques vous voyez clairement le fossé qui les séparent. Si ce fossé n’est pas comblé, il n’y aura pas de solution. On peut appeler cela du bullshit. » L’animatrice de Friday for Future n’a pas totalement tort.

Car nombre d’engagements étatiques reposent encore sur du vide ou du déclaratif de dirigeants. La promesse de Joe Biden n’a de chance d’être tenue qu’à la condition que le Congrès américain vote le nouveau plan de relance de l’économie qui prévoit l’injection de 2000 milliards de dollars en 10 ans. Or, ce plan est contesté par les parlementaires, y compris démocrates. L’Europe annonce vouloir réduire de 55 % ses émissions. Pour le moment, l’argent n’est pas encore trouvé (environ 5000 milliards d’ici à 2030) et les dizaines de directives et de règlements qui encadreront cet effort ne sont pas écrits. De plus, l’objectif européen est un peu biaisé. « Il inclut, dans son calcul, l’absorption du carbone et les sols, rappelle Neil Makaroff en charge des questions européennes au Réseau Action Climat. La Loi climat européenne acte un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre réel de 52,8 % d’ici à 2030. » Et non de 55 %.

Passons sur le fait que le Canada n’a jamais tenu, depuis 1990, le moindre de ses engagements climatiques.

Dans son rapport sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5 °C de 2018, le Giec rappelait que si nous voulons stabiliser le réchauffement à ce niveau, nous devons réduire de 45 % nos émissions de Ges entre 2010 et 2030. Clairement, les promesses faites lors de la première journée du sommet des leaders ne permettent pas d’atteindre un tel but. Inde et Chine, pour ne pas les nommer ont toujours à moyen terme l’objectif d’améliorer l’intensité carbone de leur économie. Dit autrement, le premier et le quatrième émetteur mondial s’autorisent à accroître leurs rejets carbonés au moins jusqu’à 2030. Sur cette base, les émissions chinoises de Ges devraient quintupler entre 1990 et 2030. Insoutenable !

Valéry Laramée de Tannenberg, président de l’AJE

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Fin Janvier 2021, Reconfigurons l’année confinée

« Bonne année » : formule à manier, désormais, avec précaution. Comme vous tous, l’AJE a dû reconfigurer ses activités pour vous servir au mieux de ses capacités. Les « visio » ont succédé aux rencontres et aux voyages. Pour la première fois, nous avons tenu notre assemblée générale à distance.

À ce jour, nul ne semble capable de nous situer l’aire d’atterrissage. Faute de date de déconfinement permanent, l’AJE poursuivra son œuvre en « distanciel ».

Après un galop d’essai sur l’hydrogène, nous vous proposons un nouveau cycle de conférences. Durant le premier semestre, l’AJE organisera un séminaire sur le Pacte vert européen. Une fois par mois, nous recevrons des experts pour évoquer les futures politiques climatiques de l’Europe, l’économie qui en découlera, les effets sur la finance, etc. Premier tour : le 11 février, avec un atelier consacré au « paquet 55 ».

Les bonnes habitudes ne se perdent pas. Prochainement, nous vous demanderons de remettre à jour vos fiches personnelles, indispensables à l’édition d’un annuaire 2021 le plus à jour possible. Vous pouvez toujours participer aussi au concours photo, dont le thème reste la biodiversité du quotidien. L’annuaire n’en sera que plus beau.

En attendant de vous retrouver « en vrai », les membres du bureau se joignent à moi pour vous souhaiter la moins mauvaise année possible. Pas très folichon, mais tellement plus proche de notre réel.

Valéry Laramée de Tannenberg, président de l’AJE