Débats

L’avis de l’expert : le coronavirus trouvé dans les réseaux d’eau usées menace-t-il aussi l’eau potable ?

René-Martin Simonnet
René-Martin Simonnet

Le 26 mars dernier, la mairie de Paris avais publié un communiqué sur la consommation d’eau potable des réseaux parisiens en cette période de pandémie de Covid-19. René-Martin Simonnet, Fondateur et Directeur de Journ’eau, membre du bureau de l’AJE, a précisé certains points.

On a trouvé des traces de coronavirus pas seulement à Paris mais dans tous les services d’eau potable de France. Depuis l’entrée en vigueur du plan  Vigipirate renforcé, en 2005, le taux de chloration minimale de l’eau potable a été relevé de manière à éviter tout bioterrorisme. Le nouveau coronavirus ne semble pas plus résistant que les autres au chlore. Moins en tout cas que les entérovirus qui sont déjà tués par la dose résiduelle dans l’eau du robinet. Je dirais même qu’il vaut mieux actuellement boire l’eau du robinet que de l’eau de source ou de l’eau minérale, qui n’ont pas été traitées contre cette contamination éventuelle“, explique René-Martin Simonnet, directeur de Journ’eau, lettre hebdomadaire d’information sur le droit et la politique de l’eau, en France et en Europe.

Communiqué. Eau de Paris, la régie municipale qui approvisionne trois millions de Parisiens, tient à rappeler qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir concernant l’eau du robinet. Potable et de bonne qualité, elle ne présente pas de risque de contamination au COVID-19. L’eau est une ressource indispensable à la vie, mais elle est aussi rare et précieuse. C’est pourquoi elle cristallise parfois des angoisses quant à son approvisionnement et à sa distribution, surtout en temps de crise. La régie de l’Eau de Paris est toutefois formelle : la consommation de l’eau du robinet à Paris est sans danger. Il n’y a donc pas lieu de stocker de l’eau en bouteille ni de craindre une éventuelle contamination par l’eau du robinet. L’eau de Paris ne présente pas de risque de contamination au COVID-19`. L’eau de Paris est protégée contre le coronavirus comme elle l’est contre toute menace biologique.
Et pour cause, elle est traitée plusieurs fois avant d’arriver dans les foyers : Par ozonation : fabriqué à partir de l’oxygène, l’ozone désinfecte et tue les bactéries, virus et produits chimiques présents dans l’eau ; Par désinfection aux ultraviolets : les ultraviolets complètent l’ozonation et tuent les virus et les bactéries qui pourraient avoir résisté ; Par chloration : le chlore, ajouté en petites doses, empêche les virus et les bactéries de se développer et permet de garantir la qualité de l’eau entre l’usine de traitement de l’eau et le verre d’eau prêt à être consommé.
Ces trois traitements constituent le traitement multi-barrières qui élimine tous les virus et permet d’affirmer que l’eau de Paris est propre à la consommation. Elle est de plus constamment contrôlée par l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France. Aucun risque de coupure d’eau. Inutile de faire des stocks de bouteilles d’eau, les risques de coupures d’eau ou de perturbation de l’alimentation en eau potable des foyers parisiens sont inexistants. Garantir la qualité de l’eau entre l’usine de traitement de l’eau et le verre d’eau prêt à être consommé. Garantir les conditions d’un bon traitement de l’eau et d’un acheminement sain vers les Parisien·ne·s contribue à la lutte contre le Coronavirus, en permettant un lavage des mains au savon efficace et sûr. Les équipes d’Eau de Paris sont préparées à agir en temps de crise afin de préserver la continuité du service public.

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L’avis de l’expert : 50 aliments pour assurer l’alimentation du futur ?

Jean-Luc Fessard

Jean-Luc Fessard, vice-Président de l’AJE réagit à l’annonce, le 19 février 2018, par KNORR et le WWF d’un programme pour développer 50 végétaux dans le monde.

Lors d’un événement, organisé le 19 février au Musée George Pompidou, KNORR en association avec le WWF, a lancé un intéressant programme pour favoriser le développement de la culture dans le monde entier de 50 végétaux : « Future 50 Foods », 50 aliments pour une meilleure santé des hommes et de la planète (voir article de Libération). 

Cette approche innovante de la part d’UNILEVER montre que l’agrobusiness commence à s’engager pour favoriser le végétal dans l’alimentation.  C’est très bien mais cela laisse perplexe.

Pourquoi seulement 50 produits ? Selon la FAO, l’humanité cultiverait environ 6 000 plantes pour se nourrir, mais, en réalité, seules 200 d’entre elles contribuent à remplir notre assiette et neuf seulement représentent 66 % de toutes les récoltes dans le monde (voir article dans Le Monde).

Alors 50 c’est largement mieux que 9, mais une approche partielle du vivant ne suffira pas probablement pas pour réduire le déséquilibre actuel dans la résilience du système alimentaire mondial. Ne vaudrait-il pas mieux favoriser les cultures vivrières locales avec des végétaux endémiques ?

Jean-Luc Fessard, président de Bon pour le Climat

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19 déc. 2018, 14h00-17h30 : Atelier/Débat – Outre-mer : Energie/Eau organisée par Dominique Martin-Ferrari, rédactrice en chef de l’Outremer en Métamorphose, membre de l’AJE

Salle des trois consuls, Hôtel de l’industrie, place Saint Germain, PARIS

Des promesses ont été faites. Dans le cadre du Plan Eau pour les Départements d’Outre-mer, les Collectivités ultramarines doivent signer un « contrat de progrès » avant la fin 2018. En matière d’énergie, en 2020, les énergies vertes devront représenter 50 % de la consommation finale dans les DOM. Alors qu’en moyenne ce taux atteint aujourd’hui 38%.

Pour quelles raisons s’accumulent les retards ?

– Sont- ils d’ordre administratif ? Economique ? Techniques, technologiques ?

1) Retour sur les réalités administratives, les spécificités territoriales

– Concernant les compétences propres des territoires, quelle influence sur l’organisation de la gestion des grandes ressources comme l’eau ou l’énergie ?

spécificités territoriales énergie

Les systèmes de péréquation – solidarité nationale- ont permis à EDF de rester opérateur de service public. EDF/ SEI

– Spécificités territoriales eau :

Outre mer, les territoires n’ont pas encore achevé la mise en place de leur réseau d’infrastructure primaire et on ne réfléchit pas toujours à échelle d’un bassin (loupe, dessalement, captation…)

2) Pour l’instant : des engagements non respectés. Pourquoi ?

Limites économiques  Les spécificités des zones non interconnectées peuvent être atout ou obstacle. Persistent des problèmes  d’organisation et/ou de législation non adaptées. Il convient d’ aider à passer de l’innovation au développement .

Limites techniques et technologiques  

En termes d’énergie : Tenir compte d’une nouvelle donne, le changement climatique.

Nouvelles  réponses ? Avenir du dessalement

(Programme complet et intervenants le 19 Novembre)

Entrée libre, Inscription obligatoire : enmetamorphose@gmail.com

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31 mai 2018 : “En finir avec l’écologie punitive” à 9h00, à Paris

Résultat de recherche d'images pour "écologie punitive"Ben Cramer, membre de l’AJE, organise une rencontre/débat avec Olivier Blond autour de son ouvrage “Pour en finir avec l’écologie punitive”. Automobilistes, agriculteurs, industriels, citoyens : dès qu’ils ont un problème avec l’écologie, ils l’accusent d’être punitive. Mais qu’est-ce que cela veut vraiment dire ? Paradoxalement, aucun ouvrage n’avait encore abordé cette question. Voici donc le premier livre qui explore ce sujet. Pour y voir clair, Olivier Blond mobilise son expérience de président de Respire (*) : la lutte contre la pollution de l’air, avec ses enjeux de santé publique, ses débats violents, ses accusations tranchées pour ou contre les automobilistes, les bobos ou les banlieusards, forme le paradigme de ce débat.
Et pour répondre à ces objections, les plus profondes qui soient adressées à l’écologie contemporaine, Olivier Blond propose rien moins que de repenser l’écologie.
Selon lui, l’écologie doit défendre les intérêts des gens auxquels elle s’adresse plutôt que leur demander des sacrifices. Alors que l’écologie était un but, elle doit devenir un moyen. Ni punitive, ni moralisatrice, elle doit devenir humaniste sans cesser d’être efficace.
Pour gagner ce pari, Olivier Blond propose une synthèse entre écologie de droite (Garrett Hardin), écologie de gauche (Ulrich Beck) et écologie morale (Hans Jonas).
Il invite à mobiliser la ressource renouvelable dont l’humanité dispose en quantité inépuisables : la créativité. Elle seule permettra l’émergence des nouvelles formes politiques et sociales dont nous avons besoin. La transition écologique est le programme Apollo du XXIe siècle !
Un manifeste pour une écologie joyeuse, fondée sur la justice et l’innovation.

L’AUTEUR : Journaliste, écrivain et militant écologiste, Olivier Blond est aussi président de Respire, l’association nationale pour la préservation et l’amélioration de la qualité de l’air.

CONTACT : Ben Cramer / 06 72 43 28 20 / b52cramer@gmail.com

Blog de Ben Cramer : athena21.org  Géopolitique et développement durable