Succès mondial pour la Cuvée Bordeaux 2050, une opération de communication McCann pour l’AJE

Lundi soir 2 décembre 2019, le film Bordeaux 2050 sur les effets du changement climatique sur le vin a reçu un Effie Award d’or (créé en 1994 par l’AACC, CB News et l’UDA).

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Cette distinction récompense les campagnes de communication les plus efficaces de l’année passée. Le film s’est même vu attribuer un deuxième Effie : le Prix spécial du jury pour l’originalité du dispositif de communication. Bordeaux 2050 a secoué les cercles de vin français et la communauté scientifique mondiale. Il a généré plus de 500 millions d’impressions organiques à travers des articles du Huffington Post, Figaro, L’Express, Franceinfo, Science and Future… déclenchant 100 000 mentions sur les réseaux sociaux.

Co-écrit par Yves Leers et Valéry Laramée de Tannenberg, président de l’AJE, et réalisé par l’agence de communication McCann, ce film avait déjà reçu, en juin 2018, un Lion d’argent, récompense de cinéma décernée par le jury du Festival International de la Creativité Cannes Lions qui se tient à Cannes chaque année.

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Yves Leers

Yves Leers raconte : “L’histoire de ce Bordeaux 2050 – qui a pris aujourd’hui des proportions étonnantes – est partie d’une rencontre en novembre 2017 à Saint-Ouen avec une équipe de l’agence de communication américaine – Mc Cann – qui voulait “faire quelque chose pour le climat”. Ils n’étaient pas familiers du sujet mais avaient plus ou moins lu le livre que nous avons écrit avec Valéry (Menace sur le vin, les défis du changement climatique, paru fin 2015, juste avant la COP21). L’idée de créer un vin de 2050 est venue en discutant mais il a fallu des mois pour concrétiser le projet, tous les experts officiels déclinant poliment l’offre de travailler avec nous pour créer cette fameuse bouteille qui serait forcément un Bordeaux.

Valéry Laramée

Au final, Pascal Chatonnet, grand œnologue et viticulteur bordelais, a accepté de relever le défi en créant dans son labo un vin qui est bien un assemblage de cépages bordelais mais dont la parenté est lointaine avec un vin de Bordeaux. C’est alors qu’on nous a proposé de sortir de notre rôle de conseil et de porter le projet au nom de l’AJE. On connaît la suite : présentation au Musée du vin (impasse de l’eau) à Paris, une bouteille sur la table du Président Macron, la secrétaire générale de la Convention climat de l’ONU qui fait une dégustation comparée, Valéry qui en parle à la COP 24 à Katowice, une revue de presse mondiale et ces prix par les professionnels de la communication… mais toujours un intérêt très relatif de la part des professionnels du vin pour cette histoire d’une bouteille créée par un attelage plus qu’improbable”.