Articles des adhérents de l’AJE

L’IPBES à Paris », par Dominique Martin-Ferrari, membre du bureau de l’AJE

Le rapport attendu sera la 1ère évaluation partagée qui engagera les états. Il s’appuie aussi sur les savoirs autochtones et locaux, la protection des espaces, des cultures, de l’éducation. Au delà des enjeux scientifiques il écrira enfin les enjeux politiques et moraux Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

L’ambassadeur de l’environnement M. Stefanini a rappelé qu’à la fin de la semaine nous disposerons d’un socle scientifique partagé : « Le défi est réel, des changements structurels sont nécessaires pour modifier nos modes de vie. 2020 sera l’année de la biodiversité comme l’a été l’année 2015 pour le climat… »

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A Montpellier, quatre régions défendent l’éolien fottant, par Dominique Martin-Ferrari, membre du bureau de l’AJE.

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On savait le monde de l’éolien flottant très déçu par les annonces de la PPE. A l’occasion de la rencontre FOWT qui s’est déroulée pour la première fois à Montpellier, 4 régions ont tenu à s’exprimer sur la question de l’éolien flottant.

Quand à l’automne 2018 est tombée l’annonce par le gouvernement de la programmation pluriannuelle de l’énergie 2019/2028, le monde de l’éolien flottant a dit son mécontentement. La part réservée aux appels d’offre du secteur ne pouvait satisfaire les six régions littorales hexagonales avec une proposition de 5GW en service en 2028 alors que les professionnels en attendaient 10. Le SER (syndicats des énergies renouvelables) et FEE (France énergie éolienne) avaient alors vivement réagi. Depuis, le lobby s’est intensifié auprès du gouvernement et plus particulièrement auprès de François de Rugy, ministre de la transition écologique.

Du 24 au 26 avril 2019 à Montpellier s’est tenue pour la première fois la rencontre FOWT (plus grand événement mondial dédié à l’éolien offshore) qui se déroulait jusqu’à présent à Marseille. Au cœur de cette rencontre internationale de très haut niveau, quatre régions françaises insatisfaites ont réaffirmé leurs exigences. Réunies dans la même conférence de presse, Sud, Occitanie, Bretagne et Pays de la Loire ont rappelé qu’elles se serrent les coudes pour obtenir des promesses d’installation qui justifieront les nécessaires aménagements portuaires et industriels à venir. Si tout se passait bien (entendez si aucun empêchement administratif ne venait s’y opposer) , selon les prévisions, quatre fermes pilotes doivent être en exploitation dès 2021 produisant chacune 25MW . Leurs installations continuent de progresser : les zones d’implantation sur 3000 km2 sont définies accompagnées des études d’impact sur l’avifaune, la visibilité des appels d’offre doit s’affirmer pour garantir la suite, le passage aux fermes commerciales et à la production, soit une centaine d’éoliennes vers Marseille et 130 vers Port la Nouvelle

Cet engagement des quatre régions en une seule requête « prouve que les industriels portuaires sont en ordre de marche et ce portage politique commun doit créer un climat de confiance » précise la CCI Marseille Provence, « nous ne travaillons pas pour une production régionale. Nous défendons une production française et la première année a besoin d’un coup de pouce. N’’oublions pas combien peut coûter un retard de décision et comment à ce jeu, la France s’est faite doubler par la Chine dans le solaire. » rappelle Carole Delga, présidente de la région Occitanie.

Le lancement de l’éolien flottant n’est pas une mince affaire

Dans ce bateau, il n’y a pas que les producteurs de moulins. Le colloque était là pour débattre de la chaine des défis Des investissement très importants doivent être faits face au flou de l’avenir : pourra-t-on livrer des unités fabriquées en France, ou en Europe (Ecosse notamment) à coût intéressant ? Verra t on des modèles se développer dans le monde avec assemblage en Europe ? Y aura t il un marché important ? Jérôme Ribuot pour la SAIPEM en témoigne : « on avait investi en Indonésie pour le pétrolier et aujourd’hui c’est l’éolien, donc oui il faut oser et depuis l’Indonésie nous envisageons de nous implanter en Californie. » On sent la nécessité de souplesse pour une industrie lourde.

Matthieu Monnier de la FEE a rappelé que la France travaille encore à définir les besoins des industriels et surtout à évaluer la faisabilité des projets. La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) doit être présentée au Conseil Supérieur de l’Énergie le 14 mai avant d’être débattue au Parlement. Idéalement, le gouvernement espère une publication dans l’été.

Le débat est toujours ouvert

Mais pour l’heure, le débat est toujours ouvert. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la révision de la PPE continue de faire débat au sein des professionnels du milieu de l’énergie.  L’investissement pour les ports est énorme : 220M d’euros ont été investis à Marseille, 150M à Port la Nouvelle, et Brest avec 220M multiplie les espaces d’action…Or on sait qu’en France entre appel d’offre et mise en service il faut entre 6 et 7 ans . Il convient donc de réfléchir aux technos qui seront prêtes pour dans 7 ans et déjà à des turbines de 15 MW à Dunkerque.

Il faut deux ans pour conduire à bien un projet de 500MW , que fera le port une fois ces deux années passées ? Pour maintenir l’ équilibre entre le projet et la survie du port il est indispensable de réfléchir et construire des projets complexes qui intègrent de la valeur ajoutée pour les ports.

 

 

 

Dominique Martin-Ferrari, En Métamorphose, 26 avril 2019

 

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Outremers 360° : « Assises des Risques naturels, les annonces de François de Rugy », par Dominique Martin-Ferrari, membre de l’AJE

Ces 25 et 26 mars, les Assises nationales des risques naturels se déroulent à Montpellier sous le signe de l’adaptation dans un contexte marqué par des catastrophes : en 2018, Cyclone Irma aux Antilles, inondations catastrophiques dans l’Aude, incendies en PACA et en Corse liés aux sécheresses récurrentes. Présent à l’ouverture, le Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire François de Rugy a rappelé l’engagement de l’Etat auprès des collectivités.

François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire l’a rappelé dans son discours : « il nous faut désormais regarder le risque en face et savoir le traiter… Et si il y a eu intensification des risques depuis 2012, il n’y a rien de plus difficile pour un maire que de dire non à une construction dans une zone à risques par temps calme…Or c’est l’action dans la durée, au delà de l’émotion médiatique, qui est nécessaire ».
Bien sûr il faut continuer d’agir sur les causes pour mieux atténuer les effets des catastrophes dont les coûts ne cessent de grimper. « Des missions d’observation ont été lancées dans les territoires et feront l’objet d’une évolution législative fin 2019 » Et de citer deux exemples, comme la prise en compte non seulement des risques d’avalanches en montagne mais aussi des poches d’eau et des chutes de pierre liés aux risques de fontes des glaces, et l’instrumentalisation par trois stations sismologiques de Mayotte en lien avec le CNRS…

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Téhéran s’enfonce de 25 cm par an et il est trop tard pour agir

Dry earth in Iran
Fissures souterraines – Crédit: Centre de recherche sur le bâtiment et le logement à Téhéran

Téhéran, ville d’Asie occidentale la plus peuplée avec 13 millions de personnes, est littéralement en train de couler. Des images satellite ont révélé l’ampleur du phénomène : des quartiers entiers de la capitale iranienne s’affaissent de 25 cm par an. L’effondrement s’étend à l’aéroport international de la ville.

Les géologues Mahdi Motagh et Mahmud Haghshenas Haghighi, du Centre de recherche allemand sur les géosciences GFZ (Potsdam), ont utilisé des données satellitaires pour surveiller l’affaissement dans la région de Téhéran entre 2003 et 2017. Des travaux antérieurs avaient montré que Téhéran était en train de couler et avaient relié le naufrage à l’épuisement des nappes phréatiques, en cours d’assèchement pour irriguer les terres agricoles avoisinantes et desservir le grand Téhéran.

Les dernières données ont permis de chiffrer le problème. La plaine occidentale de Téhéran – la capitale, les villes satellites et les terres agricoles – s’affaisse au rythme de 25 cm par an. La plaine de Varamin, région agricole située au sud-est de la ville, s’affaisse à un rythme similaire. L’aéroport international de la ville – situé au sud-ouest de Téhéran – s’effondre de 5 cm par an. «Ce taux d’affaissement est parmi les plus élevés au monde», déclare Roberto Tomás, ingénieur à l’Université d’Alicante en Espagne.

L’affaissement, causée par la croissance démographique et l’extraction croissante de l’eau souterraine, du pétrole et du gaz, est un problème dans les villes du monde entier. Des mesures satellitaires précédentes avaient montré que certaines zones de Jakarta coulaient de plus de 20 cm par an et que la vallée de San Joaquin en Californie (qui abrite plusieurs villes) atteignait jusqu’à 60 cm par an. La nouvelle étude estime qu’environ 10% de la zone urbaine de Téhéran est touchée, ainsi que de nombreuses villes et villages satellites situés au sud-ouest de la ville. «En marchant dans ces zones, nous voyons des surfaces de rues inégales, des trottoirs décalés, des fissures dans les murs et même des bâtiments inclinés, dont certains ont dû être démolis», explique Motagh.

Des fissures énormes – plusieurs kilomètres de long et jusqu’à quatre mètres de large et de profondeur – se sont creusées dans les terres situées au sud-est de Téhéran, certaines d’entre elles menaçant de renverser les lignes de transport d’électricité et de bloquer les voies ferrées. Et la croissance des fissures souterraines produit parfois des gouffres soudaines. «Un agriculteur que j’ai rencontré a été bloqué pendant des heures lorsque le sol a cédé sous lui et il est tombé dans une fissure de six mètres de profondeur», a déclaré Ali Beitollahi, responsable de l’ingénierie sismologique au Centre de recherche sur le bâtiment et le logement de Téhéran. Ces terres agricoles deviennent non viables, car les fissures drainent l’eau d’irrigation de la surface et laissent les cultures desséchées.

Des études effectuées l’année dernière par Beitollahi et ses collègues estiment que les zones d’affaissement importantes à Téhéran et dans les environs concernent 120 km de voies ferrées, 2 300 km de routes, 21 ponts, 30 km d’oléoducs, 200 km de kilomètres de lignes électriques à haute tension et plus de 250 000 bâtiments.

Les données de Motagh et Haghshenas Haghighi montrent comment l’affaissement a progressé de manière constante vers l’est depuis 2003, en commençant par les terres agricoles et en pénétrant dans les banlieues urbaines de la ville. Une autre zone d’affaissement se dessine vers l’aéroport de Téhéran. La croissance démographique s’est ajoutée – la population de la ville a doublé ces 40 dernières années – les sécheresses et les grands barrages, qui captent les eaux de pluie et empêchent la recharge des nappes aquifères, ont exacerbé le problème.

Les autorités mènent une bataille perdue d’avance alors qu’elles tentent de réglementer l’extraction de l’eau. Beitollahi estime qu’environ 100 000 puits illégaux ont été bloqués à travers l’Iran, mais environ 30 000 sont toujours en exploitation dans le Grand Téhéran. « Le naufrage en cours pourrait être irréversible », indique l’étude. En examinant la profondeur de l’eau à partir de puits dans les zones touchées, les chercheurs ont constaté que le sol ne remontait pas, même après les précipitations, ce qui indique une perte permanente de la porosité de la roche. Linlin Ge, ingénieur à l’Université de New South Wales à Sydney, en Australie, estime que cette perte pourrait entraîner davantage de crues soudaines, car sans cavités, l’eau n’a plus aucun endroit où aller.

Adaptation par Esther Amar, journaliste scientifique, vice-Présidente de l’AJE

Publication dans Remote Sensing of Environment

Vu sur Passeur de sciences grâce à Pierre Barthélémy

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« AQUA 2018 », 25 – 29 août, à Montpellier

Par Dominique Martin-Ferrari, journaliste/réalisatrice, membre du bureau de l’AJE

Photos D. Martin-Ferrari pour l’AJE

« La station de Palavas abrite la recherche piscicole d’Occitanie, l’aquaculture devient un véritable défi » explique la biologiste et généticienne, Béatrice Châtain, aux groupes de chercheurs venus  visiter la station de Palavas qu’elle dirige, en marge du colloque mondial we are aquaculture. « L’Asie (Chine, Vietnam, Indonésie), poursuit elle, assure 90% de la production mondiale. L’Europe arrive en seconde position avec seulement 4,2% ! Avec l’augmentation de la population et la baisse des ressources halieutiques, l’aquaculture doit quadrupler ses productions. Un énorme challenge pour l’aquaculture européenne et pour nous. »

Photos D. Martin-Ferrari pour l’AJE

En Europe, la France arrive derrière la Grande Bretagne, avec moins de tonnages mais plus de valeurs car notre aquaculture est « festive » : caviar, huitres, coquillages, thon, crevettes, bar… et se lance depuis peu dans la production de poissons, daurade, bar, truite, loup… Comme en Grande-Bretagne, l’aquaculture en France souffre d’une mauvaise image qui a nuit à son développement. Elle vient des problèmes liés à l’usage des antibiotiques dans les élevages de saumon suédois ou des épidémies et parasites détectés dans les productions asiatiques, où les mortalités sont impressionnantes. Et quand l’aquaculture est présentée comme une solution pour stopper l’hémorragie de la surpêche, on l’accuse d’être responsable d’assurer le débouché d’une part des 20% de prises secondaires réduites en farine et en huile pour nourrir les poissons des fermes !

Un gâchis considérable qui a conduit à la nécessité d’un véritable effort pour réduire ces prises accessoires et trouver des solutions à l’alimentation des élevages qui représente 55% des coûts. La station de Palavas travaille en ce sens « Nos recherches sont particulièrement orientées vers l’amélioration des systèmes alimentaires, explique Béatrice Châtain. En amont, nous étudions la substitution des nourritures carnées ou à base de farines par de l’alimentation à partir des algues, et en aval nous visons la réduction des rejets nuisibles à l’environnement par une optimisation de l’efficacité alimentaire ». En résumé, ici on travaille à une sorte de système circulaire optimisé qui ne repose plus seulement , comme il y a quelques années, sur la simple sélection génétique.

Photos D. Martin-Ferrari pour l’AJE

Les travaux de l’IFREMER sur les algues ont donc du sens, outre la dimension économique. « L’un des avantages de la culture de micro-algues marines est de ne pas entrer en concurrence avec les cultures terrestres. Certaines d’entre elles contiendraient des éléments nutritifs qui pourraient permettre de réduire jusqu’à 20% l’usage des farines et huiles de poisson », selon Cyrille Przybyla, autre chercheur à l’Ifremer. Il a mené le programme VASCO, seule voie biologique de séquestration du CO2 à travers une culture de micro-algues marines. Un second programme , « ProtOil » s’attaque à l’utilisation de micro-algues pour l’alimentation des poissons d’élevage, Vasco2. Il implique 12 partenaires – des industriels de la zone industrialo portuaire de Fos sur Mer, des centres de recherche, des start-up, des institutionnels. Il vise à valider des procédés de production de micro algues et de biocarburants à partir d’une valorisation des fumées industrielles. L’ambition de l’ensemble des partenaires est de contribuer ainsi à la transition énergétique par l’innovation en testant une solution inédite de production de biomasse basée sur le recyclage biologique du CO2 industriel.

Lancé sur le site de l’Ifremer à Palavas en 2015, Vasco2 est entré dans une phase d’expérimentation préindustrielle en milieu réel, au cœur de la ZIP de Fos,

Des micro-algues y sont cultivées, récoltées, concentrées puis transformées en biobrut. Le biobrut est alors raffiné jusqu’à l’obtention d’un biocarburant.

A l’issue de cette phase préindustrielle, Vasco2 pourra envisager la mise en œuvre d’un démonstrateur de taille industrielle, avant une production à grande échelle de substituts au pétrole et de biocarburants de 3e génération. Outre la contribution à la transition énergétique, il conduira à réduire les rejets atmosphériques de CO2 et de NOx de la zone industrialo-portuaire de Fos.

Après cette visite et une journée d’échange entre le CIRAD et la FAO sur l’agroécologie, s’est ouvert le congrès AQUA 2018, consacré à l’aquaculture mondiale. Il durera jusqu’au mercredi 29 août. Quatre laboratoires ont travaillé à son organisation : l’INRA, l’IFREMER, l’IRD et le CIRAD. Lourde tâche d’accueillir plus de 2500 personnes venues d’au moins 60 pays différents. Béatrice Châtain directrice de la station IFREMER de Palavas s’y consacre depuis plus d’un an. Avant un pot de bienvenue, dans le grand amphi du Corum, le colloque a été ouvert par le maire Philippe Saurel, le représentant de la région, André Lubrano, originaire de l’étang de Thau principal site de production des huîtres et moules de Bouzigues, et les directeurs de recherches de l’université de Montpellier qui vient de recevoir le titre de première université mondiale de l’écologie par la ville de Shanghai.

Dominique Martin Ferrari

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Rio 92 et Comité 21 : 3 femmes pour l’environnement, Bettina Laville, Simone Veil, Huguette Bouchardeau

Par Dominique Martin-Ferrari, membre du bureau de l’AJE, pour Vraiment Durable (2015)

Dans cet article hommage Dominique Martin-Ferrari salue l’action de trois femmes d’exception.

De g. à d. Bettina Laville, Huguette Bouchardeau, Simone Veil

En 1992, le Sommet de la Terre de Rio réunit des centaines de milliers de citoyens du monde entier, une mobilisation sans précédent pour appeler les institutions internationales et les gouvernements à adopter le développement durable dans un monde plus juste. Etaient en jeu la survie de la planète, mais aussi les échanges Nord–Sud, la place des femmes dans la société, l’accès de tous les habitants de la planète aux biens essentiels comme l’eau, l’air. La rencontre avait été préparée par un collectif d’ONG d’environnement et de développement, le CRID et le CEDI, dans lesquels se retrouvaient les militants qui avaient travaillé à l’année européenne de l’environnement dans le Comité français pour l’environnement de Simone Veil, les militants du développement, des chercheurs… Sur le plan institutionnel, Bettina Laville avait préparé le Sommet au cabinet de Brice Lalonde. Rio passé, impossible de laisser retomber l’espoir. Huguette Bouchardeau et son Entente Européenne pour l’Environnement, Bettina Laville à la tête de la Fondation Européenne de l’environnement et le Comité français pour l’environnement de Simone Veil décident de se regrouper et de donner naissance au Comité 21. Pour première mission il entend faire vivre en France le programme d’Actions pour le 21° siècle auquel serge Antoine a participé aux côtés de Maurice Strong. Le texte définit les principes d’une politique de développement « économiquement viable, écologiquement durable, socialement équitable ». Il implique toutes les composantes de la société  : entreprises, collectivités territoriales, associations, établissements de recherche et d’éducation, medias.

Simone Weil : comité français pour l’environnement

En 1988 durant l’Année européenne de l’environnement, le comité français était présidé par Simone Veil alors pionnière parmi de la députation européenne.
 l’Année européenne a permis pour la première fois, de labelliser en France plus de 800 projets, portés par des collectivités et des associations et d’assurer des financements français et européens pour environ la moitié d’entre eux. Il est à l’initiative également de ce qui deviendra le Pavillon bleu d’Europe. Ce comité devint le Comité français pour l’environnement qui en 1994 se transformera en Comité 21.

Le 17 Octobre 1994, en présence de Michel Barnier, alors Ministre de l’environnement, se réunit l’Assemblée Générale Constitutive du Comité 21 : Comité français pour l’environnement et le développement durable. Les fondatrices deviennent membres d’honneur du Comité 21 et confient la Présidence à Serge Antoine, Il restera président jusqu’en 1998.

Extraits de son discours de clôture de l’anniversaire des dix ans du comité 21 :

« Le développement durable n’est pas un état. Il est un devenir… La reconnaissance viendra toute seule, si j’ose dire. Elle viendra de l’Europe, si celle-ci bouge un peu plus, et il serait mieux d’avoir des partenaires qui bougent. Elle viendra de la planète, de cette gouvernance mondiale qui va finir, un jour, par se transformer. Elle viendra aussi des régions du monde. …. Nous allons chercher cette reconnaissance, mais l’important est de la mériter. »

*Elles ont relaté toutes trois leurs engagements : Simone Veil, Une vie, éditions Stock, octobre 2007 ; Huguette Bouchardeau, Le déjeuner, éditions Julliard, janvier 1998 ; Bettina Laville, La machine ronde – La planète, le peuple et la politique, éditions Autrement, 2002.

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Journal de l’environnement « La France ne tiendra pas sa PPE » V. Laramée de Tannenberg, AJE

►L’Humanité Dimanche « Grand format, Erosion littorale. Donner libre cours à la nature pour mieux faire front » L.Madani, AJE

Journal de l’environnement « La bonne mise en œuvre de l’Accord de Paris ne dépend pas que d’un seul pays » V. Laramée de Tannenberg, AJE

Le Figaro, Climat et santé : une recherche en plein développement, par Marielle Court, AJE
e-santé.fr, Le réchauffement climatique et son impact sur notre santé : un risque croissant-par Brigitte Bègue

La Gazette des communes, 10/06/2016, « La société civile pousse les leaders du monde au changement », par Laurence MADOUI, AJE
Environnement magazine – Le Maroc fixe les priorités de la COP22
Le Matin, 10/06/2016, Climat Hakima El Haité expose à Paris les priorités de la COP 22
France inter-Un jour dans le monde, 10/06/2016, Hakima El Haité, Ministre de l’Environnement du Royaume du Maroc
Usine nouvelle, 10/06/2016, COP22 au Maroc : »Marrakech écrira une autre page de l’histoire du climat », déclare à Paris Hakima El Haite, ministre de l’Environnement

►Novethic, Concepcion Alvarez « Pollution numérique : l’impact sur l’environnement n’est pas virtuel »
►Athena21.org – Ben Cramer : COP 21 – L’accusé GAFA était absent
►Courrier international – Facebook refuse de dévoiler ses émissions CO2

La revue du vin de France
Israel Science Info

Gazette des communes »Loi biodiversité, ce qui va changer pour les communes », S. Luneau, AJE

Techni.Cités « Épandages des pesticides agricoles près des habitations : l’arrêté de la discorde », S. Luneau, AJE