Débats

 

L’avis de l’expert : 50 aliments pour assurer l’alimentation du futur ?

Jean-Luc Fessard

Dans cette tribune, Jean-Luc Fessard, vice-Président de l’AJE réagit à l’annonce, le 19 février dernier, par KNORR et le WWF d’un programme pour développer 50 végétaux dans le monde.

Lors d’un événement, organisé le 19 février au Musée George Pompidou, KNORR en association avec le WWF, a lancé un intéressant programme pour favoriser le développement de la culture dans le monde entier de 50 végétaux : « Future 50 Foods », 50 aliments pour une meilleure santé des hommes et de la planète (voir article de Libération). 

Cette approche innovante de la part d’UNILEVER montre que l’agrobusiness commence à s’engager pour favoriser le végétal dans l’alimentation.  C’est très bien mais cela laisse perplexe.

Pourquoi seulement 50 produits ? Selon la FAO, l’humanité cultiverait environ 6 000 plantes pour se nourrir, mais, en réalité, seules 200 d’entre elles contribuent à remplir notre assiette et neuf seulement représentent 66 % de toutes les récoltes dans le monde (voir article dans Le Monde).

Alors 50 c’est largement mieux que 9, mais une approche partielle du vivant ne suffira pas probablement pas pour réduire le déséquilibre actuel dans la résilience du système alimentaire mondial. Ne vaudrait-il pas mieux favoriser les cultures vivrières locales avec des végétaux endémiques ?

Jean-Luc Fessard, président de Bon pour le Climat

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19 déc. 2018, 14h00-17h30 : Atelier/Débat – Outre-mer : Energie/Eau organisée par Dominique Martin-Ferrari, rédactrice en chef de l’Outremer en Métamorphose, membre de l’AJE

Salle des trois consuls, Hôtel de l’industrie, place Saint Germain, PARIS

Des promesses ont été faites. Dans le cadre du Plan Eau pour les Départements d’Outre-mer, les Collectivités ultramarines doivent signer un « contrat de progrès » avant la fin 2018. En matière d’énergie, en 2020, les énergies vertes devront représenter 50 % de la consommation finale dans les DOM. Alors qu’en moyenne ce taux atteint aujourd’hui 38%.

Pour quelles raisons s’accumulent les retards ?

– Sont- ils d’ordre administratif ? Economique ? Techniques, technologiques ?

1) Retour sur les réalités administratives, les spécificités territoriales

– Concernant les compétences propres des territoires, quelle influence sur l’organisation de la gestion des grandes ressources comme l’eau ou l’énergie ?

spécificités territoriales énergie

Les systèmes de péréquation – solidarité nationale- ont permis à EDF de rester opérateur de service public. EDF/ SEI

– Spécificités territoriales eau :

Outre mer, les territoires n’ont pas encore achevé la mise en place de leur réseau d’infrastructure primaire et on ne réfléchit pas toujours à échelle d’un bassin (loupe, dessalement, captation…)

2) Pour l’instant : des engagements non respectés. Pourquoi ?

Limites économiques  Les spécificités des zones non interconnectées peuvent être atout ou obstacle. Persistent des problèmes  d’organisation et/ou de législation non adaptées. Il convient d’ aider à passer de l’innovation au développement .

Limites techniques et technologiques  

En termes d’énergie : Tenir compte d’une nouvelle donne, le changement climatique.

Nouvelles  réponses ? Avenir du dessalement

(Programme complet et intervenants le 19 Novembre)

Entrée libre, Inscription obligatoire : enmetamorphose@gmail.com

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31 mai 2018 : « En finir avec l’écologie punitive » à 9h00, à Paris

Résultat de recherche d'images pour "écologie punitive"Ben Cramer, membre de l’AJE, organise une rencontre/débat avec Olivier Blond autour de son ouvrage « Pour en finir avec l’écologie punitive ». Automobilistes, agriculteurs, industriels, citoyens : dès qu’ils ont un problème avec l’écologie, ils l’accusent d’être punitive. Mais qu’est-ce que cela veut vraiment dire ? Paradoxalement, aucun ouvrage n’avait encore abordé cette question. Voici donc le premier livre qui explore ce sujet. Pour y voir clair, Olivier Blond mobilise son expérience de président de Respire (*) : la lutte contre la pollution de l’air, avec ses enjeux de santé publique, ses débats violents, ses accusations tranchées pour ou contre les automobilistes, les bobos ou les banlieusards, forme le paradigme de ce débat.
Et pour répondre à ces objections, les plus profondes qui soient adressées à l’écologie contemporaine, Olivier Blond propose rien moins que de repenser l’écologie.
Selon lui, l’écologie doit défendre les intérêts des gens auxquels elle s’adresse plutôt que leur demander des sacrifices. Alors que l’écologie était un but, elle doit devenir un moyen. Ni punitive, ni moralisatrice, elle doit devenir humaniste sans cesser d’être efficace.
Pour gagner ce pari, Olivier Blond propose une synthèse entre écologie de droite (Garrett Hardin), écologie de gauche (Ulrich Beck) et écologie morale (Hans Jonas).
Il invite à mobiliser la ressource renouvelable dont l’humanité dispose en quantité inépuisables : la créativité. Elle seule permettra l’émergence des nouvelles formes politiques et sociales dont nous avons besoin. La transition écologique est le programme Apollo du XXIe siècle !
Un manifeste pour une écologie joyeuse, fondée sur la justice et l’innovation.

L’AUTEUR : Journaliste, écrivain et militant écologiste, Olivier Blond est aussi président de Respire, l’association nationale pour la préservation et l’amélioration de la qualité de l’air.

CONTACT : Ben Cramer / 06 72 43 28 20 / b52cramer@gmail.com

Blog de Ben Cramer : athena21.org  Géopolitique et développement durable